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CAP du 18 octobre 2011 Mobilité et Promotion à ICTPE

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Retrouvez en direct la déclaration préalable des 12 représentants du personnel du SNITPECT-FO:

CAP du 18 OCTOBRE 2011
DECLARATION PREALABLE

En cette dernière CAP de l’équipe actuelle avant les élections de jeudi prochain, l’ensemble des élus du personnel souhaitent porter à votre connaissance les revendications suivantes :

Les ITPE ne veulent pas du projet de fusion que l’administration porte.
_ Ils l’ont exprimé de manière très claire le 30 septembre dernier, avec l’ensemble des autres organisations syndicales, en exilant l’administration hors de la salle de réunion.

Mais cette dernière, comme si rien ne s’était passé, continue de dérouler son projet néfaste sans aucune prise en compte de nos revendications. Elle programme même des réunions bilatérales avec les organisations syndicales sur le projet de décret statutaire qui créera le nouveau corps, alors que le fond n’a pas été abordé et qu’une demande unanime de saisine des ministres a été déposée. On ne peut qu’aller ainsi droit à l’affrontement, et les ITPE sauront exprimer fermement leur désaccord.

Les ITPE veulent un projet intelligent, pertinent pour les missions et respectueux pour les agents.
_ Un projet ambitieux pour les missions, où les corps d’ingénieurs seront alignés par le haut avec un positionnement à tous les niveaux de fonction pour porter ces missions de manière efficace.


Les ITPE ne veulent pas d’une gestion bureaucratique qui méprise les agents en niant leurs difficultés personnelles.

_ Même si la charte de gestion – par les coups de colère des ITPE – a, il faut le reconnaître, évolué positivement, même si nos trois chargés de mission sont sensibles aux situations de détresse (ils l’ont prouvé par l’exemple et arrivent parfois à trouver des solutions malgré toutes les difficultés dressées par l’administration, on les remercie pour nos camarades), les élus du personnel que nous sommes ont bien senti, ces dernières années, un glissement des pratiques inadmissible dans les services.

L’administration centrale donne blanc seing aux directeurs en matière de gestion du personnel, pourvu qu’ils puissent afficher quelques résultats – à la fiabilité plus que douteuse – dans les tableaux d’indicateurs qu’ils remontent.

La pression managériale a atteint ainsi un niveau jamais égalé. Pressions directes, intimidations, mutations forcées, baisses de primes, brimades diverses, disparitions de postes en fonction des candidats, agents non rémunérés pour les postes occupés, non respect des consignes nationales, tout le panel des outils du harcèlement fleurit dans les services en toute impunité.

La DRH considère que les ITPE ne sont que des ETP, tout juste bons à remplir les postes vacants. Nous en avons la preuve avec le sujet récurrent des lauréats à l’examen professionnel, dont on sait maintenant, au vu de l’expérience édifiante, que l’obligation de mobilité se traduit par des drames personnels et un gâchis énorme au niveau des missions. La DRH a su revenir en arrière sur ce mode de gestion d’un autre âge avec le corps des B administratifs, qui, lorsqu’ils sont promus attachés, ne sont plus obligés de traverser la France. Pourquoi est ce impossible pour les B techniques ? Sont ils si différents ? Ont-ils moins de difficultés personnelles, moins de famille, moins d’enfants ? Nous restons attachés à la mobilité fonctionnelle mais la mobilité géographique n’a pas toujours de sens !

Les postes même d’ingénieurs du ministère sont mystérieusement fermés aux ITPE mais ouverts aux autres. Je citerai en exemple les postes de chef d’unité de DREAL, réservés aux IDIM et maintenant, semble-t-il, aux IPEF, mais toujours refusés aux ITPE.
D’autres postes, traditionnellement ouverts aux ITPE, sont progressivement ou brutalement fermés aux mêmes ITPE : les postes de chef de base aérienne, historiquement occupés par des ITPE, maintenant progressivement occupés par des militaires, les postes de directeur régional du tourisme (auparavant occupés largement par des ICTPE, maintenant réservés aux IDIM depuis le changement du ministère de tutelle), les postes de secrétaire général de service, DDT ou DREAL, où l’on voit de moins en moins d’ITPE.

Qui, dans ce ministère, défend l’intérêt et le positionnement des ITPE, sinon le SNITPECT-FO ? Certainement pas notre propre administration, qui sait pourtant se montrer compréhensive envers d’autres corps. Revenons à une gestion ambitieuse du corps des ITPE, dans l’intérêt commun des individus, de l’employeur et du service public.

Les ITPE veulent une gestion personnalisée et humanisée, où l’agent peut s’épanouir sur son lieu de travail, pour son propre bénéfice et celui des missions de l’Etat.
Ils veulent occuper toute la place qui leur revient par leurs compétences.

Enfin, les ITPE mettent l’administration en garde : ils n’accepteront pas un manquement aux engagements pris.
Le taux promus sur promouvable doit être cette année porté à 14 % conformément à la décision de la DRH du 1 décembre 2010, pour permettre la mise en oeuvre immédiate de la nouvelle charte de gestion. Le ministère doit gagner cet arbitrage auprès du ministère de la Fonction Publique. Il n’y a pas d’autre alternative.

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