Et si on parlait de l’ENTPE ?

Le SNITPECT-FO est fortement présent à l’ENTPE et intervient pour l’avenir de cette école, de notre école.
Depuis son passage en établissement public scientifique, culture et professionnel (EPSCP), l’ENTPE est pourvue d’un conseil d’administration, organe de décision, de contrôle et de gouvernance. Il propose la nomination du directeur au ministre, vote les décisions budgétaires ainsi que la stratégie de l’école. Le SNITPECT-FO est présent au CA à plusieurs titres (mandat confié par la fédération FEETS-FO, représentativité du corps des ITPE à la CAP, liste syndicale des enseignants extérieurs à l’école), et certains de ses représentants sont administrateurs de l’école.

Les sujets les plus significatifs abordés ces derniers mois et sur lesquels le SNITPECT-FO fait valoir ses positions, sont le contrat d’objectifs d’une part, et le PRES de Lyon d’autre part.

1 – Le contrat d’objectifs :

Le projet stratégique de l’ENTPE a été validé en CA du 4 décembre 2009 sous réserve d’une validation ultérieure des orientations stratégiques pour la recherhe. , il a pour objet de définir la stratégie de l’établissement public jusqu’en 2020 avec un bilan et des objectifs mesurés d’ici 2014. En parallèle et comme tous les EP d’Etat l’ENTPE devait établir un contrat d’objectifs, à signer entre l’école et la tutelle exercée par le MEDDTL. Ce contrat présente les objectifs à court et moyen terme de l’école et de sa tutelle. Pour son nouveau directeur, Jean Baptiste Lesort, il peut aussi être considéré comme une des premières étapes de la mise en oeuvre du projet stratégique. Ce contrat défini, négocié et validé par la tutelle, exercée par le SG/SPES, sera proposé à la signature du Ministre à l’instar des quelques 90 autres EP sous tutelle MEDDTL.

Le projet de contrat devait initialement être soumis au vote du CA de septembre. Le SNITPECT-FO avait alors estimé qu’il présentait de graves lacunes, et qu’il portait en germe des risques sur la pérennité de l’excellence et de l’homogénéité de la formation d’ingénieur ITPE.

– un engagement modéré de la tutelle sur la réalisation effective du contrat
– une absence totale d’engagement sur la pérennité de recrutement d’élèves ingénieurs fonctionnaires à l’ENTPE
– une diversification des recrutements trop floue, qui comportait le risque d’un abaissement de la qualité des élèves recrutés ainsi que d’une filiérisation en fonction du type de recrutement
– des parcours recherche qui comportaient également ce risque de filiérisation, entraînant par exemple, la possibilité d’une « confiscation » – des places de doctorat par les élèves bénéficiant de ce parcours, au détriment des autres
– une absence de précisions sur le type de postes et de missions que les futurs ingénieurs seront appelés à occuper et à mener

Le SNITPECT-FO est donc intervenu pour faire retirer le vote de l’ordre du jour du CA de septembre. Il a été entendu, et le président a accordé un délai supplémentaire de deux mois pour que le projet soit repris. Le président du CA a plusieurs fois insisté sur l’importance de présenter un vote favorable massif pour permettre à ce type de document stratégique d’exister. Ce délais supplémentaire a permis à l’école et à la tutelle de mieux prendre en compte les nombreux amendements de fonds portés avec insistance par le SNITPECT-FO.

Les propositions du SNITPECT-FO ont bien été reprises, et le contrat d’objectif validé et voté le 26 novembre 2010 présente de nombreuses améliorations :

– précisions sur les missions des ITPE
– engagement sur un recrutement plancher de 100 élèves ingénieurs fonctionnaires par an sur la durée du contrat
– réécriture des objectifs 8 (formation doctorale) et 12 (renouvellement de l’offre pédagogique -‑ sous entendu avec l’apport des enseignants-chercheurs) avec plus de précisions, et l’affirmation d’u ne formation homogène pour les ITPE.

C’est avec une certaine satisfaction que le SNITPECT-FO a voté pour ce contrat d’objectif.

2 – le PRES de Lyon :

L’université de Lyon est un regroupement de 19 universités, grandes écoles et instituts de Lyon et Saint Etienne sous la forme d’un pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES). Il compte 120 000 étudiants, et représente ainsi le premier site universitaire hors Ile de France.

L’ENTPE, présente depuis la création du PRES en 2007 (établissement public de coopération scientifique), n’a pu être nommée que membre associé et non membre fondateur à cause de son impossibilité initiale de délivrer le titre de docteur. Depuis la création du PRES, cette situation a évolué, l’école étant habilitée à délivrer le titre de docteur.

Nous demandons donc que l’école puisse devenir membre fondateur, et ainsi d’avoir un siège au bureau du Conseil d’Administration du PRES, de manière à pouvoir défendre ses intérêts nos intérets.

Actuellement, outre des projets liés à l’opération Campus (appel d’offres du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour la rénovation de certains sites universitaires) et à l’action internationale, l’animation locale de la recherche et de l’enseignement, le PRES négocie des appels à projet dans le cadre du Grand Emprunt (laboratoires d’excellence, équipements d’excellence ou initiatives d’excellence). Tout positionnement sur ces projets ne pourra que profiter à l’école, si elle arrive à y prendre pied.

Mais les écoles d’ingénieurs n’ont toujours pas de position commune vis à vis de la politique d’excellence menée par le PRES, malgré nos alertes régulières, et ont donc du mal à exister.

Construire une réflexion commune avec les autres écoles d’ingénieurs sur les évolutions et les mouvements entrepris par nos partenaires universitaires et néanmoins concurrents est devenu une impérieuse nécessité !

Lorsque l’ancien ministre Borloo est venu à Lyon ouvrir le débat sur les transports, il s’est rendu à l’Ecole Centrale de Lyon !
Le PRES a considéré que le meilleur porteur de la politique de développement durable et de l’environnement de la place lyonnaise était …. l’INSA !
Les laboratoires de l’ENTPE, insuffisamment notés par l’AERES ne peuvent pas répondre à l’appel à projet dans le cadre du grand emprunt : est ce bien normal, pour l’école emblématique du ministère qui porte le PST sur la mobilité durable lyonnais ?

Est ce bien étonnant, quand on sait que les intérêts de l’ENTPE sont portés au PRES par l’école vétérinaire de Lyon ? N’y aurait il pas conflit d’intérêt avec le ministère de l’agriculture ?

L’ENTPE ne porte pas suffisamment ses intérêts au niveau du PRES pour valoriser ses compétences !

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