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La sécurité routière risque de quitter le MEEDDM !!

L’hypothèse de confier l’entière responsabilité des questions de sécurité routière au ministère de l’Intérieur est « envisagée », a déclaré Brice Hortefeux à Aigueperse (Puy-de-Dôme) lors de la son « tour de France de la sécurité » dans les régions.

Les mauvais chiffres 2009 de la sécurité routière seront probablement mis en avant pour expliquer qu’il faut renforcer les politiques en la matière et que cela impose une coordination unique, à l’Intérieur évidemment. Le cadre de l’acte II RGPP et la tenue du comité de modernisation des politiques publiques en décembre sont parfaits pour officialiser cela !

Le pire est que le MEEDDM ne semble pas émettre d’opposition sur ce transfert. Le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau, a déclaré « qu’il n’y voyait aucun inconvénient ».

Lors du CTPM du 17 novembre, où FO a été la seule organisation syndicale à interpeller l’administration sur ce sujet, le secrétaire général du ministère a répondu que Jean-Louis Borloo n’avait pas d’objection au rattachement à l’Intérieur de la déléguée interministérielle à la sécurité routière, Michèle Merli, mais qu’il n’accepterait pas le rattachement des services.

Il est évident que la sécurité routière ne se résume pas aux radars ni au nombre de PV ! La pluridisciplinarité en matière de sécurité routière (amont comme aval), ne saurait se résumer à la seule répression de l’Intérieur. Les liens avec le MEEDDM (infrastructures, prévention, contrôles des transports, sécurité des infras, cohérence des interventions des autorités organisatrices de transport, ingénierie, recherche et développement,…) sont aussi importants que les liens tissés avec l’Intérieur.

Que la coordination interministérielle soit une nécessité, c’est évident : c’est donc celle-ci qu’il faut renforcer. En mettant tout à l’Intérieur, de facto, on la supprime, avec les conséquences que cela aura : la sécurité routière ne sera plus un sujet interministériel et seulement l’affaire de chiffres (nombre de radars, nombre de PV, nombre de morts).

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