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Annulation de crédits transition écologique : 157,5 millions retirés au ministère

Le décret n° 2026-857 du 10 septembre 2026 annule 500 millions d’euros de crédits inscrits dans la loi de finances pour 2026. Sur ces 500 millions, 157,5 millions sont pris au seul ministère de la Transition écologique, soit près d’un tiers. Aucun autre ministère n’est frappé à ce niveau. Le même jour, Bercy annonçait le surgel de 783 millions d’euros supplémentaires, dont 160 millions sur l’énergie et le climat, sans qu’aucun texte soit publié.

Aucun enseignement ni prise de conscience ne semble avoir été tiré de l’été 2026 hors norme, avec ses températures moyennes inédites, une sécheresse des sols historique et une saison de feux de forêt exceptionnellement destructrice.

Le rapport qui accompagne le décret qualifie ces crédits de « réputés non programmés ». Pour le service public, les traductions sont tout aussi concrètes que délétères : un recrutement qui n’a pas lieu ; un poste laissé vacant ; un marché repoussé d’un an ; un délai d’instruction qui s’allonge ; un projet ralenti. Les usagers, les collectivités, les agents publics subissent.

En juin, le gouvernement écrivait que ses annulations portaient exclusivement sur des crédits hors masse salariale. En septembre, il écrit « quasi-exclusivement ». Et pour la première fois, le programme qui porte les personnels et le fonctionnement du pôle ministériel figure dans le tableau annexé. Ce sont les moyens de travail quotidiens des services qui sont visés : déplacements, formation, informatique, entretien des locaux.

Ce décret n’est pas le premier. Deux décrets du 11 juin 2026 avaient déjà frappé le même ministère. Sur l’année, ce sont 182 millions d’euros de crédits de paiement qui lui ont été retirés.

Le SNITPECT-FO soutient la FEETS-FO dans son exigence du dégel immédiat des crédits mis en réserve sur le ministère de la Transition écologique et sur ses opérateurs ainsi que le rétablissement des crédits annulés.

Il ne peut pas y avoir de service public de l’environnement sans les emplois et les moyens nécessaires.

Les canicules, les sécheresses et les incendies reviendront l’été prochain et les suivants. Les agents qui les affrontent ne peuvent pas servir de variable d’ajustement.

Retrouve le communiqué de la FEETS-FO.

Pour aller plus loin, retrouve les analyses et propositions du SNITPECT-FO pour réarmer techniquement la puissance publique.

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