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Ce n’est qu’un au revoir, un de plus…

Le témoignage poignant d’un camarade de DDT sur le délitement de son service, un appel au secours adressé à sa direction.Ce n’est qu’un au revoir, un de plus…
Combien sont-ils à nous quitter et à ne pas être remplacés?

La réduction
d’effectif drastique que subit le personnel composant la DDT depuis les
deux dernières années nécrose la structure et la mortifie.

Voila deux ans que je suis arrivé dans ce département et j’ai déjà dit au revoir à
laurence, nicolas, serge, cédric, éric, hervé, pierre, catherine,
bernard, marie-thérèse, pascal, david, laurence, dominique, christian,
monique, nicolas, serge, alain, andré, evelyne, catherine, marie-jeanne,
cécile et d’autres que j’oublie ou que je n’ai pas eu le temps de
connaitre…

Je n’ai participé à aucun pot d’arrivée depuis le début de cette année,
l’année dernière ils se comptaient les doigts d’une demie main…

Les regroupements collectifs ne sont aujourd’hui que couverts par les
larmes du départ d’une communauté de travail qui se désagrège.

A peine 6
mois après la création de la DDT il est déjà temps de revoir la
structure tant certains bureaux ont vu leurs effectifs décimés.

Aujourd’hui les fiches de poste en circulation interne obligent les
cadres à aller séduire les collaborateurs des autres; c’est déshabiller
paul pour habiller jacques, les arrangements bilatéraux se développent
et l’ambiance se dégrade…

Nous sommes aujourd’hui devant une problématique simple aux conséquences
graves:
–> la diminution des effectifs augmente de façon conséquente et
difficile la charge de travail sur les agents restant
–> la diminution des effectifs fragilise la structure avec des fiches
de postes qui dans un an seront composées d’un tiers temps au service
juridique, d’un quart temps à la police de l’eau, d’un mi temps au
courrier et d’une demie journée par mois à l’instruction des permis de
construire…
–> la diminution des effectifs ne nous permet pas d’assurer un niveau
de service à la hauteur des ambitions, il va donc falloir bientôt
expliquer pourquoi nous ne pouvons assurer les missions d’ATESAT que
nous avons vendues lors de la signature de conventions, pourquoi les
permis de construire sont tacites, pourquoi les subventions tardent à
venir, ou pourquoi nous ne pouvons plus accueillir le public que le
troisième mardi de chaque mois de 14h17 à 15h32…
–> la diminution des effectifs sans aucun remplacement, c’est la mort
d’un vieillard seul et isolé sans perspective d’avenir et sans
descendance…

Une communauté de travail c’est, certes des départs, mais
aussi des arrivées, des idées nouvelles et un autre regard sur les
problématiques qui nous concernent.

Ne voyez aucun fatalisme dans mon message il s’agit bien là d’une lettre
ouverte et les solutions sont simples. A la veille du dialogue de
gestion je demande à la direction de faire pression sur les R-BOP pour
que notre DDT ne paie pas plus cher que les autres le prix de la RGPP.
Le texte dit le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, alors soit
nous nous plierons à celui-ci, mais il est parfaitement intolérable de
voir le niveau régional se servir grassement sur nos moyens humains.

Je vous demande donc, membre de la direction et membre du CODIR, de nous
permettre à tous de rencontrer de nouveaux collègues l’année prochaine,
sollicitez nous, nous avons d’autres arguments pour défendre le dialogue
de gestion que le seul remplissage de SAMOURAI.

XXXXXXXX
Secrétaire Départemental du SNITPECT-FO

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