Grand concours de la mobilisation !

Le 29 juin, j’ai deux réunions très importantes, mais je les ai annulées pour manifester sous les fenêtres de Jean-Louis Borloo.

D’abord, je suis inquiet. Sorti de l’ENTPE en 2006, je me rends compte que l’environnement professionnel auquel je suis confronté, les missions qui me sont proposées et les perspectives de carrière qui me sont offertes sont à des années lumières de ce qui m’avait été suggéré.
Ensuite, je suis agacé par toutes ces réformes qui se suivent à un rythme effréné. J’ai l’impression de naviguer à vue, sans cap, balloté au gré du bon vouloir de mon employeur.
Certes mon travail me passionne, je travaille dans le domaine de l’environnement et il y a de réels combats à mener où les ITPE ont toute leur place. Je ne compte pas mon temps, mais j’ai l’impression d’être une bonne poire taillable et corvéable à merci, sans réelle reconnaissance.

A ce quotidien s’ajoute de la colère vis à vis de mon employeur, qui visiblement s’assoit allègrement sur les principes de gestion du corps ITPE. A cet égard, les retours faits par les représentants du personnel à la CAP sont édifiants. Dans la même veine, je trouve qu’il est inacceptable que nos bonifications au titre de l’année 2008 ne nous aient pas été notifiées. Il s’agit là d’une entorse au Droit du travail le plus élémentaire.

Et au delà, je me pose des questions sur la reconnaissance de ma formation et de mes compétences dans le cadre de la fusion imminente des corps ITPE, IAE, ITM.

Je pourrais être résigné, en me disant qu’en cette période de crise, nous ne sommes pas à plaindre. Certes.

Je n’ai pas la fibre militante, mais je serai à Paris le 29 juin avec mes collègues. J’ai des réunions importantes ce jour là. Pour une fois elles attendront ; elles représentent bien peu de chose au regard de l’enjeu que sont pour moi, mes conditions de travail des 30 prochaines années. Je pense qu’il faut sortir de cette résignation et pour une fois exprimer ouvertement ce « ras-le-bol ». A tout le moins, il me semble capital d’exiger de notre employeur un minimum de respect.

Loin d’être un baroud d’honneur, cette manifestation va permettre de rappeler que nous existons au sein de ce grand ministère, que nous avons des compétences et des attentes, notamment en ce qui concerne le statut du futur corps fusionné. Et puis, les chances de se faire écouter sont réelles. Au 11 juin, 600 ITPE ont déjà promis leur présence le 29 juin à Paris. Puisque le degré d’attention que nous portera notre ministre sera lié au nombre d’ITPE sous ses fenêtres, j’en ferai partie.

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